Sous la plume de… Camille Jedel

Chaque auteur a sa manière d’écrire, de préparer (ou non…) son travail, ses habitudes, ses impossibilités ou ses nécessités. Pourtant, quand on interroge les auteurs, on se concentre sur le roman en lui-même, mais jamais sur comment ils sont arrivés là.

Alors… Changeons cela 😉

Pour commencer cette nouvelle rubrique, il fallait quelqu’un d’exceptionnel et donc Camille Jedel était toute indiquée. En plus d’être la muse qui m’a inspiré cette idée, elle est une autrice qui sait communiquer sa passion, vous mettre à l’aise et vous accueille tel que vous êtes, sans jugement, ni volonté de vous changer. Enfin, qui d’autre qu’une membre de la #TeamSamhain, l’une de mes co-auteurs sur l’anthologie « Un homme pour Samhain » pour parler d’écriture ?

Vicky Saint-Ange : Bonjour Camille Jedel, pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Camille Jedel : Première question et j’ai déjà recommencé six fois ma réponse…, ça commence bien XD

Allez ! Je me lance sans effacer ! 

I can do it !

Je suis Camille Jedel, autrice de romance et addict aux livres, aux thés et aux smiley (avec une préférence pour le cœur et le XD).

Trois de mes romans (« A croc », « Sans frontières » & « Une maison hantée pour Noel ») ainsi qu’une nouvelle sont publiés aux éditions bookmark, une maison d’édition spécialisée dans la romance ❤  ( « Amour, amour que j’aime tant, lalalalalalaa »)

Et…, non, en fait, je ne sais pas quoi rajouter d’autre, alors je vais m’arrêter là 😛  

VSA : Nous allons parler « écriture », mais d’abord, avant de te mettre à écrire, as-tu des rituels (grignotage, boisson, musique, lieu, …) ?

CJ : Oh que oui ! 

J’ai pris pour habitude d’écrire avec une tasse de thé et mon coussin calé entre mon ventre et la table (et puis pas n’importe quel coussin, mais un en plume tout doux que j’adore…, ok, ce rituel est peut-être un peu bizarre XD).

Une autre chose indispensable : mon casque anti-bruit. Il m’isole des sons du quotidien et me permet de mieux m’évader dans mes textes. 

VSA : Où trouves-tu tes idées de roman ?

CJ : Un peu partout ❤ 

Lectures, films, expos, musiques, les anecdotes de la vie, les faits divers, mes propres expériences, les sujets qui me touchent, mes envies…, si quelque chose me plait, je le note et laisse mariner. Après les idées se mettent en place (ou pas XD).  

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VSA : Comment travailles-tu tes idées pour préparer tes romans ?

CJ : Je les travaille peu. J’ai souvent le début, la fin et quelques actions importantes. Après, les choses se mettent en place au moment de l’écriture. 

J’ai appris à ne pas m’acharner. Je le sens quand je perds le fil de l’histoire ou que le récit perd en intensité. Dans ces cas-là, je laisse de côté, passe à une autre histoire et attends que mon cerveau veuille bien me donner une solution. Ça peut prendre une semaine, comme un mois ou deux, mais à un moment, BIM, la solution me tombe dessus (après, je ne cache pas que niveau rentabilité d’écriture, j’ai un rythme de croisière XD ).

VSA : Est-ce qu’il y a un outil, une méthode de préparation qui t’est essentiel et que tu recommanderais au monde entier, si tu le pouvais ?

CJ : Alors non, mais si quelqu’un en a une je suis preneuse XD. 

Plus sérieusement, on me pose souvent cette question, mais pour en avoir parlé de nombreuses fois avec des collègues auteurs, il n’y a pas de méthode de préparation miracle. Il faut trouver la sienne. 

Il y a des guides qui sont supers, mais il faut être conscient qu’ils ne sont que des indications et doivent être adaptés à chacun. 

VSA : As-tu une astuce « performance », quelque chose qui te permet systématiquement d’améliorer ton compteur de mots à la fin de la journée ?

CJ : Avoir un compteur de mot 😀

J’ai un calendrier devant le nez sur lequel je marque le nombre de mot écris à la journée. Pour moi, une autre méthode efficace est de me donner de petit objectif, un chiffre raisonnable (par exemple : 500 mots par jour). Il y a une certaine satisfaction à barrer les objectifs accomplis ❤ 

VSA : Ton roman est écrit, vient le temps douloureux de la correction. Comment corriges-tu tes romans ? Est-ce que tu fais appel à des bêtalecteurs, des sensitive readers ou des correcteurs ?

CJ : Alors la correction, c’est douloureux, mais c’est une partie que j’adore. Déjà parce que c’est le moment où on arrête de travailler seul et ensuite, c’est un bonheur de voir son manuscrit passer de brouillon à livre. 

Avant, j’étais aidé par des bétâlecteurs, maintenant, je ne travaille plus qu’avec la ou le correct.eur.rice éditorial.e. C’est un labeur à deux voix qui demande beaucoup de confiance en son ou sa partenaire. Déjà, parce en tant que créateur, on est sensible à toutes les remarques. Ensuite, parce qu’il ne faut pas se braquer face à un avis qui remet en cause certain point de son histoire. 

Et non, pas de sensitive reader. Pour cela, il faudrait avoir le temps, mais jusqu’à présent, j’ai toujours rendu mes manuscrits à la date limite 🙂

VSA : Tu nous as expliqué comment tu écrivais, ta méthodologie, mais pourquoi est-ce que tu écris ?

CJ : En premier pour moi, parce qu’écrire me permet d’aller mieux. Je balance dans mes histoires, des trucs qui prennent trop de place dans ma tête. 

Ecrire me rend heureuse.

Ecrire me permet d’évacuer et d’échapper à la réalité. C’est une pause, un moment off dans les turbulences de la vie. 

Ensuite, écrire c’est aussi partager et ça, c’est un vrai bonheur. 

VSA : Quelle est ta plus grosse distraction, le truc qui t’empêche d’écrire et d’avancer ?

CJ : Ça c’est une question facile : mon manque de confiance en moi. 

Je peux facilement me dénigrer et me dire que ce que j’écris est « nul » (pour être polis, mais généralement, c’est un peu plus violent dans ma tête XD). Et là : c’est la cata ! Ce gros manque de confiance en moi peut déboucher sur une période douloureuse : la page blanche. 

Après, j’ai la chance d’avoir une communauté de lecteurs géniaux et ça, ça m’aide beaucoup. 

VSA : Une dernière question : si tu pouvais acquérir n’importe quelle compétence, n’importe quelle méthode en lien avec l’écriture, ce sera laquelle ?

CJ : En rapport avec la question précédente : la confiance en moi. 

J’aimerais arrêter de me dénigrer, moi et mon écriture. 

J’aimerais arrêter de me comparer aux autres.

Pour retrouver Camille Jedel :

Pour me soutenir :

2 réflexions sur « Sous la plume de… Camille Jedel »

  1. Merci Vicky pour cette itw 🙂

    Aimé par 1 personne

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